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Autisme Laurentides : combler le vide, une famille à la fois

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Autisme Laurentides : combler le vide, une famille à la fois

Publié le 27/03/2026

Entre le moment où un parent s’inquiète et celui où il obtient de l’aide, il peut se passer des années. Des années à chercher, à douter, à improviser. C’est dans cet intervalle qu’intervient Autisme Laurentides.

« Les familles vivent des situations, mais n’ont pas toujours les outils. Et même après un diagnostic, l’attente pour des services peut être longue », explique Véronique Viens, responsable des communications et des événements à la fondation Autisme Laurentides.

Depuis plus de 35 ans, l’organisme s’est construit autour de cette réalité mouvante. Une réalité à l’image du trouble du spectre de l’autisme (TSA), où aucune trajectoire ne se ressemble. « On peut avoir quinze personnes dans une pièce, et aucune ne vit la même chose », illustre Mme Viens.

Au fil du temps, Autisme Laurentides a développé une vingtaine de services pour répondre à cette diversité : répit, camps, ateliers, accompagnement des familles et même des fratries, souvent laissées en périphérie.

Mais c’est peut-être après l’école que le besoin se fait le plus criant. « Une fois le parcours scolaire terminé, plusieurs se retrouvent devant rien. Nous, on est là pour maintenir les acquis, continuer à développer l’autonomie, garder un rythme de vie », souligne-t-elle.

L’organisme agit aussi en amont. Sa récente unité mobile d’intervention va directement à la rencontre des familles, dans les semaines ou les mois suivant un diagnostic. « On arrive à un moment clé. On propose des outils concrets, rapidement, pour éviter que les situations se détériorent », explique Mme Viens.

Dans un contexte où le nombre de diagnostics semble en hausse, elle préfère nuancer : « Est-ce qu’il y en a plus, ou est-ce qu’on en parle davantage? Ce qui est certain, c’est que les gens sont plus à l’aise de demander de l’aide. On reçoit des appels, des confidences, des demandes. Des parents, des grands-parents, des proches. Ça ne s’arrête pas. »

L’expertise de l’organisme s’est développée avec le temps et sa mission aujourd’hui semble d’autant plus pertinente : « Après 35 ans, si on est rendus à offrir autant de services, c’est que le besoin est bien réel », conclut Mme Viens.