Axel Dufresne a atteint l’âge ultime du hockey junior. Il vient de terminer sa carrière d’hockeyeur de la LHJMQ. L’originaire de Boisbriand a passé cinq ans et quatre saisons complètes avec les Huskies de Rouyn-Noranda – le quart de sa vie passé avec l’équipe abitibienne – le quart de sa vie loin de la maison.
D’ailleurs, celui qui a porté le titre de capitaine cette saison compare l’expérience d’un vétéran aguerri et celle d’un jeune luron sans trop d’expérience junior. « Au début, c’était difficile », il admet, « pour une recrue, t’as tellement de choses auxquelles penser. Tu te retrouves en famille de pension, ce sont des nouveaux coéquipiers, tenter d’avoir des bonnes performances. L’école aussi. » Dit-il avec humour, sortant tout juste d’un examen scolaire.
La semaine dernière, il a fait la route du retour pour la dernière fois, riche « d’amitiés incroyables », dont celles avec ses coéquipiers Benjamin Brunelle et Thomas Verdon. Alors que plusieurs clubs de la LHJMQ décident de donner une chance à leurs 20 ans d’aller gagner ailleurs, les Huskies ont plutôt gardé Dufresne, Brunelle et Verdon – trois produits de l’organisation, repêchés en 2021 – jusqu’à la toute fin de leur stage junior.
« Je suis très content d’avoir fait les quatre années là-bas. On dirait que t’apprécies encore plus le parcours. » – Axel Dufresne
La reconstruction n’a jamais fait partie du plan des Huskies, mais terminer la saison comme première tête de série dans l’Ouest et pousser les Saguenéens à six matchs en demi-finales n’était pas dans les prévisions non plus. Surtout après avoir perdu un joueur comme Bill Zonnon l’été dernier.
Le club a joué en mode « pourquoi pas ». L’ancien capitaine résume : « Si on décide de ne pas travailler, on ne gagnera pas par le talent ».
Ça s’est finalement terminé en demi-finale, en six matchs contre les champions du classement de la saison régulière.
Dufresne rigole : « Ça n’a pas terminé comme on le voulait. En même temps, des saisons comme ça, ça n’arrive pas toujours. Ç’aurait pu être pire comme dernière saison. » Il quitte donc une jeune équipe derrière lui à Rouyn-Noranda avec un sentiment du devoir accompli.
De retour à la maison, il refera ses valises à l’automne pour l’Université de Clarkson en NCAA. En guise de conclusion, le Boisbriannais philosophe, Clarkson est à seulement deux heures de route de la maison. « Ça fait déjà moins loin qu’à Rouyn-Noranda ».

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