Ce dossier requiert une attention particulière du gouvernement. Le CPERL insiste sur l’importance d’un dialogue constructif et d’une écoute attentive des préoccupations de la Ville de Blainville pour parvenir à une solution respectueuse des communautés et de l’environnement.
En 2023, un rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a recommandé de ne pas autoriser l’expansion du site d’enfouissement de Stablex, soulignant les risques environnementaux. En adoptant une législation contraire à ces conclusions, le gouvernement va à l’encontre des recommandations du BAPE, des règlements métropolitains, des autorités municipales et de la population, qui rejette massivement ce projet.
Opposition au projet de loi no 93
Le CPERL exprime sa vive inquiétude face au projet de loi no 93, qui vise le transfert d’un immeuble appartenant à la Ville de Blainville sous l’autorité du ministre des Ressources naturelles et de la Faune. Ce projet de loi lui conférerait le pouvoir d’octroyer, selon ses propres critères, les droits immobiliers nécessaires à l’aménagement et à l’exploitation d’un site d’enfouissement de déchets dangereux exploité par Stablex, une filiale d’une entreprise américaine.
Le CPERL demande donc au premier ministre de renoncer immédiatement au projet de loi no 93 et de reprendre les discussions avec la Ville de Blainville.
Une menace pour l’environnement et la qualité de vie
Les impacts environnementaux et sanitaires de ce projet suscitent de vives préoccupations. Même sous contrôle, l’enfouissement de résidus dangereux pose des risques pour les municipalités et compromet les efforts de protection des milieux naturels, en contradiction avec les engagements climatiques du gouvernement.
Une atteinte à l’autonomie municipale
En agissant unilatéralement, le gouvernement discrédite les compétences des MRC en matière d’aménagement du territoire. L’agrandissement du site d’enfouissement entraînerait la destruction d’écosystèmes précieux pour accueillir des déchets, dont une part importante provient de l’extérieur du Québec. Cette décision crée un précédent inquiétant qui pourrait ouvrir la porte à d’autres demandes similaires.
En expropriant la Ville de Blainville et en limitant toute contestation judiciaire, le gouvernement impose une gouvernance centralisée au détriment des collectivités locales et régionales.
Le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPERL) :
– Scott Pearce, président du CPERL et préfet de la MRC d’Argenteuil
– Marc L’Heureux, 1er vice-président du CPERL et préfet de la MRC des Laurentides
– Xavier-Antoine Lalande, 2e vice-président du CPERL et préfet de la MRC de La Rivière-du-Nord
– Eric Westram, préfet de la MRC de Thérèse-De Blainville
– Pierre Charron, préfet de la MRC de Deux-Montagnes
– Patrick Charbonneau, maire de la Ville de Mirabel
– André Genest, préfet de la MRC des Pays-d’en-Haut
– Daniel Bourdon, préfet de la MRC d’Antoine-Labelle
MOTS-CLÉS
Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides
Liza Poulin
Projet de loi 93
Blainville
François Legault
CPÉRL
Stablex